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Obligations énergie des bâtiments et des sites professionnelsRègles relevées sur les textes officiels

Autoconsommation photovoltaïque en entreprise : ce qui change depuis la fin de la prime

Depuis le 5 juin 2026, il n'existe plus de prime à l'investissement pour les nouvelles demandes de raccordement : l'intérêt d'autoconsommer tient désormais à l'électricité que vous n'achetez plus. Cet article explique ce qu'est l'autoconsommation, ce que devient le surplus selon la puissance de l'installation, et les points à vérifier avant de signer.

Mis à jour le 24 octobre 2026. Sources vérifiées le 26 octobre 2026

Site professionnel avec toiture et parking pouvant accueillir une installation photovoltaïque en autoconsommation

L’autoconsommation consiste à consommer sur place l’électricité que l’on produit, et depuis le 5 juin 2026 aucune prime à l’investissement ne vient la soutenir pour les nouvelles demandes de raccordement. Ce qui reste : l’électricité que vous n’achetez plus, et un tarif d’achat de 1,1 c€/kWh pour le surplus jusqu’à 100 kWc.

Que veut dire autoconsommer, pour une entreprise ?

Selon photovoltaique.info, « l’autoconsommation individuelle consiste à consommer tout ou partie de sa production ». Le code de l’énergie (article L315-1) la décrit ainsi : consommer soi-même et sur un même site tout ou partie de l’électricité produite par son installation. La part consommée l’est soit instantanément, soit après une période de stockage. Le surplus est injecté sur le réseau public.

Pour un site professionnel, cela veut dire que les panneaux (en toiture ou en ombrières de parking) alimentent d’abord vos propres consommations : éclairage, froid, bureaux, bornes de recharge. Ce que le site ne consomme pas à ce moment-là part sur le réseau.

Existe-t-il encore une prime en 2026 ?

Non, pour les nouveaux projets. La page officielle des tarifs d’achat indique : « Il n’existe plus de prime à l’investissement. » Les tarifs d’achat et primes associés ne s’appliquent qu’aux demandes complètes de raccordement déposées avant le 5 juin 2026. L’arrêté tarifaire du 6 octobre 2021 a été modifié en dernier par l’arrêté du 1er juin 2026.

Beaucoup de guides en ligne parlent encore de la prime à l’autoconsommation : vérifiez toujours la date de la page et celle de votre demande de raccordement.

Que devient le surplus selon la puissance ?

PuissanceRégime du surplus
Jusqu'à 100 kWcTarif unique de 1,1 c€/kWh, en vente du surplus ou de la totalité
De 100 à 500 kWcAppel d'offres simplifié depuis le 22 septembre 2025 : contrat de complément de rémunération sur 20 ans
Au-delà de 500 kWcComplément de rémunération encadré par l'appel d'offres en cours

L’appel d’offres simplifié de 100 à 500 kWc est ouvert à la vente avec injection de la totalité ou du surplus, en autoconsommation individuelle ou collective. La cession gratuite du surplus au gestionnaire de réseau est limitée aux installations de 3 kVA au plus : elle ne concerne pas un site professionnel typique.

Le détail des conditions de vente est traité dans nos articles sur le prix d’une ombrière photovoltaïque et sur le tiers-investissement.

Où se trouve l’intérêt économique ?

Sans prime et avec un surplus payé 1,1 c€/kWh, l’intérêt tient surtout à la part de production que votre site consomme lui-même : chaque kWh autoconsommé est un kWh que vous n’achetez pas à votre fournisseur. Côté réseau, la part variable du TURPE est facturée sur les soutirages : il n’y a donc pas de facturation sur les kWh autoconsommés.

Pour situer l’échelle, nos ordres de grandeur d’ombrière retiennent environ 1 000 à 1 400 kWh produits par kWc et par an : une installation de 100 kWc produit donc de l’ordre de 100 à 140 MWh par an. Ce sont des fourchettes indicatives, seul un dimensionnement par un installateur fait foi.

Notre conseil : comparez la courbe de consommation de votre site, heure par heure, avec la production attendue. Plus votre consommation est concentrée en journée, moins il y a de surplus à vendre au tarif le plus bas. Les pourcentages d’autoconsommation et d’économies de facture avancés par des sites commerciaux sont des arguments de vente, pas des règles : demandez le calcul détaillé pour votre site.

Autoconsommation et loi APER

Si votre parking extérieur dépasse 1 500 m², la loi APER impose de l’ombrager, notamment avec des ombrières solaires. L’autoconsommation est alors une façon d’utiliser l’électricité produite pour votre propre site. Le simulateur de la loi APER calcule votre obligation et son échéance.

Les points à vérifier avant de signer

  • La date de votre demande complète de raccordement : elle détermine le régime applicable, avant ou après le 5 juin 2026.
  • La puissance de l’installation : 100 kWc et 500 kWc changent de régime.
  • Le mode de vente : surplus ou totalité, deux options couvertes par le tarif jusqu’à 100 kWc.
  • La part fixe du TURPE et la puissance souscrite, à confirmer avec votre gestionnaire de réseau.
  • Les chiffres de rentabilité de l’installateur : demandez les hypothèses (production, prix de l’électricité, part autoconsommée).
Couverture du PDF « Ombrières de parking : le guide avant de signer » Gratuit

Ne signez pas d’offre d’ombrières avant d’avoir lu ces 4 pages

Un projet d’ombrières se chiffre de 140 000 € pour un supermarché à près de 790 000 € pour un hypermarché. Le guide vous montre comment comparer les offres, garder le délai jusqu’en 2030 et, souvent, ne rien payer à l’installation.

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Questions fréquentes

Une entreprise peut-elle vendre le surplus de son installation photovoltaïque ?

Oui. Le surplus est injecté sur le réseau public. Jusqu'à 100 kWc, il est acheté au tarif unique de 1,1 c€/kWh ; de 100 à 500 kWc, il relève de l'appel d'offres simplifié, avec un complément de rémunération sur 20 ans. La cession gratuite au gestionnaire de réseau ne vaut que pour les installations de 3 kVA au plus.

Existe-t-il encore une prime à l'autoconsommation en 2026 ?

Pas pour les nouveaux projets. Photovoltaique.info indique : « Il n'existe plus de prime à l'investissement. » Les tarifs et primes antérieurs ne s'appliquent qu'aux demandes complètes de raccordement déposées avant le 5 juin 2026.

Quelle différence entre autoconsommation et vente de la totalité ?

En autoconsommation, vous consommez tout ou partie de votre production sur le même site et vous vendez le surplus. En vente de la totalité, toute la production est injectée sur le réseau. Le tarif de 1,1 c€/kWh jusqu'à 100 kWc couvre les deux cas.

Jusqu'à quelle puissance le tarif d'achat s'applique-t-il ?

Jusqu'à 100 kWc (somme des puissances P+Q). De 100 à 500 kWc, c'est l'appel d'offres simplifié ; au-delà de 500 kWc, l'appel d'offres en cours.

Paie-t-on le TURPE sur l'électricité autoconsommée ?

La part variable du TURPE est facturée sur les soutirages au réseau : il n'y a donc pas de facturation sur les kWh autoconsommés. La part fixe, liée à la puissance souscrite, reste à vérifier avec votre fournisseur ou gestionnaire de réseau.

Textes officiels et sources (4), relevés le 24 octobre 2026

Ce site est indépendant. En cas de doute, les textes publiés au Journal officiel font foi.

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